M’enfin !

September 21, 2006

Vive les congés !

Filed under: Actualités — Simon @ 12:39 pm

Voici encore un texte de Mme Elgrabli que j’apprécie beaucoup !

Vive les congés!
Le Journal de Montréal, p. 28 Nathalie Elgrably, 21 septembre 2006

S’il existe bien une constante chez les consommateurs, c’est celle de vouloir en avoir toujours pour son argent. Celui qui paie pour une leçon de ski d’une heure refuserait catégoriquement que le moniteur finisse au bout de 45 minutes. Par contre, il serait heureux si, pour le même montant, la leçon se prolongeait de quelques minutes. Qu’il s’agisse d’un repas au restaurant, d’une visite chez le dentiste ou d’une conférence, nous voulons toujours obtenir la totalité du bien ou du service pour lequel nous avons payé, et même davantage si possible.

Or, mon expérience en enseignement aussi bien au cégep qu’à l’université m’a permis de constater que, même si les étudiants payent pour assister à leurs cours, leur attitude est diamétralement opposée à celle des consommateurs. Quel que soit l’établissement qu’ils fréquentent, le programme qu’ils suivent ou leurs professeurs, ils sont toujours heureux qu’un cours finisse plus tôt ou, mieux encore, qu’il soit carrément annulé. Pourtant, ils ont payé pour que leurs professeurs leur transmettent des connaissances et fassent d’eux des individus instruits et à l’esprit critique aiguisé. Pourquoi gaspillent-ils donc l’éducation pour laquelle ils ont payé? De plus, ils sont nombreux à privilégier les cours les plus faciles, même s’ils coûtent le même prix que les cours plus exigeants. Pourquoi n’en veulent-ils pas pour leur argent?

À en juger par leur comportement, il semblerait que les étudiants valorisent peu l’éducation, même s’ils jugent important l’obtention d’un diplôme. Tout d’abord, dans le système d’éducation actuel, les échecs sont relativement rares. Les étudiants s’en aperçoivent rapidement au secondaire, puis constatent qu’il en est souvent de même au cégep et à l’université. L’étudiant n’a plus besoin d’être parmi les meilleurs pour réussir son cours, il doit simplement ne pas être parmi les plus faibles. Si la probabilité de décrocher un diplôme augmente, la présence aux cours devient un mal nécessaire, et il lui semble rationnel de réduire au minimum sa présence en classe.

Moins cher que le cinéma

De plus, les associations étudiantes véhiculent l’idée selon laquelle l’éducation est un droit et qu’il faut contrôler les frais de scolarité, voire même introduire la gratuité totale. Or, même si le principe est beau en théorie, en pratique il n’encourage pas l’étudiant à fournir des efforts. Dans l’éventualité où l’étudiant essuie un échec et qu’il doive reprendre le cours, il devra assumer un coût financier relativement minime, car c’est le contribuable qui finance l’essentiel de son éducation. Quand on sait qu’une heure passée dans une salle d’université coûte moins cher à l’étudiant qu’une heure dans une salle de cinéma, il ne faut pas se surprendre si certains étudiants se présentent en classe de manière sporadique.

Dans un système où il suffit à l’étudiant de suivre les consignes du syllabus pour réussir son cours, il est anormal que certains étudiants, que je qualifierais de «touristes», s’inscrivent au même cours pendant trois sessions consécutives.

On pourrait objecter que des frais de scolarité élevés rendraient l’éducation prohibitive pour les plus démunis, mais cela signifie-t-il que le contribuable doive financer les «touristes»? Ne serait-il pas suffisant de financer chaque cours une seule fois, et de laisser ensuite l’étudiant assumer l’entière responsabilité de son échec?

Les étudiants valorisent peu l’éducation parce qu’elle est bon marché et que les diplômes sont de plus en plus faciles à obtenir. Or, l’avenir d’une société passe essentiellement par l’éducation. Si notre système pense avantager les étudiants, il nuit assurément au Québec de demain. Pour prospérer et vraiment devenir un modèle, il est nécessaire de redonner à l’éducation sa vraie valeur.

September 10, 2006

Soins de santé et la Suède: le modèle à suivre !

Filed under: Actualités, Politique — Simon @ 11:02 pm

Je retranscris ici intégralement un article de Mme Nathalie Elgrabli paru dans le Journal de Montréal de la semaine dernière.

Je dois tout simplement dire que ce texte est clair et limpide comme de l’eau de roche et que je trouve le modèle génial !

Il fallait y penser
Le Journal de Montréal, p. 26 / Nathalie Elgrably, 07 septembre 2006

Après avoir discuté des systèmes de santé canadien et cubain, voici, comme promis, un modèle intéressant.

Il y a 20 ans, le système de santé suédois était caractérisé par de longues listes d’attente, des équipements vétustes et des établissements non performants. Et malgré l’injection de fonds et les hausses d’impôts, les hôpitaux étaient incapables de répondre à la demande croissante, ce qui ressemble fortement à ce qui se produit chez nous.

Déterminé à améliorer la qualité des soins, le gouvernement suédois a entrepris une importante réforme. Mais pas celle à laquelle nous nous serions attendus d’une social-démocratie dont l’économie performe mal, comme je l’expliquais récemment.

Les vertus de la concurrence et les vices des monopoles sont indiscutables. Ainsi, plutôt que de renforcer le monopole étatique de la santé, l’État suédois l’a brisé. Il a progressivement mis en vente tous les services médicaux publics (sauf les urgences) et a permis à des entrepreneurs de rivaliser avec un système public surchargé.

Si les Suédois ont entrepris cette réforme, c’est qu’ils ont compris qu’un système étatisé qui fonctionne sur la base de budgets considère chaque patient comme une source de dépenses. Dans ce contexte, il existe peu d’incitations à améliorer la productivité et les services, puisque cela ne permet d’augmenter ni les revenus de l’institution ni les salaires des employés. Pour respecter leurs budgets, les gestionnaires rationnent les services, d’où l’apparition de listes d’attente. Par contre, dans un système où règne la concurrence, le patient devient une source de revenus. Il va de soi qu’une source de dépenses ne reçoit pas autant d’égards et de considération qu’une source de revenus!

Qualité et rapidité

Le virage suédois a permis d’augmenter la qualité et la rapidité des soins, ainsi que la performance générale des hôpitaux privatisés. Mais il est particulièrement intéressant de noter que les Suédois ont bénéficié de l’efficacité des mécanismes de marché sans faire de compromis sur l’équité.

À l’instar du Canada, la Suède avait opté pour un monopole étatique de la santé dans l’espoir que tous les citoyens puissent se faire soigner, quels que soient leurs revenus. Mais les Suédois ont compris qu’il est inutile pour réaliser cet objectif que l’État soit à la fois l’assureur universel et l’unique fournisseur de soins de santé. L’objectif d’équité peut être atteint même si le patient est traité dans un établissement privé dans la mesure où l’État règle sa note.

C’est ainsi que la Suède a établi des modalités de remboursement pour plus de 1000 procédures médicales. Que l’établissement soit privé ou public, les montants versés sont identiques. Ce qui est attrayant avec ce modèle, c’est précisément que chaque patient représente un revenu. Plus les services offerts par un établissement sont de qualité et le personnel de haut niveau, plus il attirera de patients et mieux iront ses affaires.

La réforme suédoise n’a rien d’exceptionnel et s’apparente au fonctionnement des compagnies d’assurance. Suite à un accident de voiture, l’automobiliste fait réparer son véhicule chez un mécanicien privé et l’assureur règle la facture. Aucun assureur n’envisagerait de réparer lui-même les autos, alors pourquoi l’État devrait-il soigner lui-même les malades?

Notre système de santé nécessite des soins intensifs. Or, aucune amélioration n’est à espérer tant que nous ne changerons pas de paradigme. Ce n’est pas sans raison que la Suède a retiré à l’État son rôle de fournisseur de soins de santé tout en lui permettant de jouer le rôle d’assureur universel. Un système d’inspiration suédoise nous permettrait à la fois de bénéficier des avantages de la concurrence et de respecter notre objectif d’équité. Il suffisait d’y penser!

* Cette chronique a aussi été publiée dans Le Journal de Québec.

Nathalie Elgrably est économiste à l’Institut économique de Montréal et auteure du livre La face cachée des politiques publiques.

Le 11 septembre 2001: un complot américain !

Filed under: Actualités, Politique, Sciences — Simon @ 11:12 am

Tout d’abord, je tiens à préciser que je ne suis pas du tout d’accord avec le titre de ce billet. Malheureusement on peut lire partout sur le Web des hypothèses, qui sont réfutées très facilement pour la plupart, sur un complot américain (ou parfois juif). Bien entendu, je n’ai que des connaissances très limitées en physique (cégep sciences de la nature) et pour ce qui est du génie civil, je n’ai d’autres choix que de me fier sur les experts, soit les ingénieurs en génie civil.

Bon, il m’est arrivé un événement très cocasse il y a de cela quelques mois, en compagnie d’un étudiant en génie civil avec qui j’étais embarqué grâce à Allo-Stop (lui étant le conducteur du véhicule et moi le passager). Comme c’est le cas la plupart du temps, des discussions sur n’importe quel sujet tiennent lieu pour passer le temps durant le trajet Québec-Sherbrooke qui prend environ 2h15 en roulant raisonnablement… Mais là tout à coup comme ça, “mon chauffeur” me parle des attentats du 11 septembre 2001 et me dit qu’il y a des choses très louches face au fait que les tours du WTC se seraient effondrées sur elle-même. Alors là je me dis dans mon for intérieur que je ne tenterai pas trop de l’obstiner ou de débattre avec lui. Après tout, il est en génie civil et moi un pauvre étudiant en génie informatique qui n’y connait absolument rien à la mécanique de bâtiment.

Et c’est là qu’il me sort toutes sortes de théories, disons des hypothèses pour utiliser le terme plus exact, me parle du fait que l’acier n’a pas pu fondre à la température que brûlait le kérosène de l’avion, que c’était bien trop faible, que la force engendrée par l’effondrement de la partie où l’avion a écrasé n’était pas assez élevée pour provoquer la réaction en chaîne qui a fait que tout l’édifice s’est écroulé sur lui-même. Et pour mettre le clou sur le cercueil, il rajoute en disant que c’est un de ses professeurs en génie civil à l’université dans un cours qui a mentionné toutes ces informations. Alors je me suis dit encore une fois intérieurement que soit il me mentait à propos de son professeur, soit que ce prof avait pris ces infos sur le Web ou encore qu’il soit tout simplement un peu antiaméricain. Là je sais que plusieurs vont sursauter en lisant ça, antiaméricain. Pourquoi je pense cela ? Tout simplement parce que je sais que plusieurs personnes au Canada n’aime tout simplement pas les États-Unis, peut-être par jalousie ou encore parce qu’on a toujours besoin de détester quelqu’un…
Bien entendu, il avait omis de mentionner que tout ce qu’il m’avait dit était aussi disponible sur plusieurs sites web différents! Bref, une théorie du complot qui est bien huilée depuis des années.

Alors je décide tout bonnement de me promener sur quelques sites, lire les hypothèses les plus amusantes les unes que les autres. Entre autres celui-ci: http://serendipity.nofadz.com/. Tout ce que j’aimerais, c’est obtenir une biographie de l’auteur en question et comment fait-il pour avoir le temps à lui seul, s’il travaille bien sûr, de mettre à jour ce site qui contient des centaines de pages.
M’enfin, j’ai bien sûr trouvé des sites où ils démentent ces hypothèses avec l’avis de certains experts aussi. Mais un autre expert contredit ces renseignements…

Finalement là je le sais pu pantoute qu’est-ce qui a bien pu se passer…

Merci à Thierry pour m’avoir fait remémorer tout cela !

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